mardi 20 décembre 2011

Abbas Beydoun

Nous sommes peu à savoir que les hommes n'ont pas changé, mais qu'ils changent seulement le gouvernail de leurs rêves et que la nuit n'y suffit pas. Que le matin lapidé comme une rose séchée n'est pas pour nous; que l'air, de fer, est dur pour le regard et la lumière. Que les bouches sont brisées sur les oreillers, les visages fouettés par l'éclair. Que les vies se renouvellent et que les gens vendent l'avenir pour une mort tranquille sur un balcon, et qu'avec la parole se lève la brise comme un mort qui se réveille.


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