mercredi 1 février 2012

Athina Papadàki

L’éveillée des cieux


Je peux bien passer ma vie sans étudier la passion
Violente que j’éprouve même pour les malheurs.
J’aime ce qui préserve intact le noyau de sa blessure
Et m’appelle insatiablement,
Rien ne peut me guérir.
Mais d’où viennent mes habits
Pour devenir nuages sur la terre de chez moi,
Que les pas du mâle soient légers, quand par mes vertus
Souterraines
Le vent pèse de tout le feuillage des sons depuis les rossignols
Vers la montagne
Quand du printemps coupé en deux jaillit la camomille
Aux armes légères.
Chacun a sa propre taille aux Pâques des instants.
Je pose le pied ici et l’étincelle me mène ailleurs.
Lieux inconnus sans chasseurs
Et toutes choses alentour immorales comme la lumière.
L’éveillée des cieux, taille un mètre soixante.

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